Abréviation
Signe qui remplace une partie d'un mot, comme « & » pour et ou « ꝑ » pour per. Les premiers imprimeurs reprennent ces signes des manuscrits.
Voir aussi : Contraction, Glyphe, Ligature
Outil
260 termes techniques, de A à Z, avec leur définition et un renvoi vers le cahier où ils sont expliqués.
Signe qui remplace une partie d'un mot, comme « & » pour et ou « ꝑ » pour per. Les premiers imprimeurs reprennent ces signes des manuscrits.
Voir aussi : Contraction, Glyphe, Ligature
Partie commerciale du titre : lieu, rôle (imprimeur, libraire, « chez », « pour »), nom, parfois enseigne, et date. On la retranscrit sous forme normalisée ; elle peut être fausse pour échapper à la censure.
Voir aussi : Page de titre, Marque d'imprimeur, Compagnie de libraires
Planches de bois servant de plats au Moyen Âge, progressivement remplacées au XVIe siècle par des cartons.
ecclésiastique. Attestation, signée par des théologiens, qu'un livre ne contient rien de contraire à la foi ni aux bonnes mœurs ; surtout fréquente dans les pays catholiques après le concile de Trente.
Voir aussi : Privilège, Pièces liminaires
Procédé chimique proche de l'eau-forte : une fine poudre de résine fondue sur la plaque est mordue à l'acide, donnant des surfaces de tons au grain reconnaissable.
Voir aussi : Eau-forte, Manière noire
Discipline qui étudie le livre ancien comme témoin matériel : sa fabrication, sa vente, sa reliure, sa lecture et sa conservation laissent des traces à lire. Elle réunit la codicologie et la bibliographie.
Voir aussi : Codicologie, Bibliographie, Bibliographie matérielle
Dans un monastère, responsable de la bibliothèque qui supervise la copie : il choisit le texte à reproduire et fournit le modèle et le matériel aux copistes.
Voir aussi : Copiste, Scriptorium
Partie d'une lettre qui monte au-dessus de la hauteur d'x, comme dans b, d ou h.
Voir aussi : Descendante, Hauteur d'x
Inclinaison que suggère la répartition des pleins et des déliés dans une lettre ronde comme le « o » : oblique, comme tracée par une plume tenue en biais, ou verticale.
Voir aussi : Plein et délié, Didone, Humane
Levier de la presse à bras que tire le pressier pour faire descendre, par la vis, la platine sur la feuille.
Peau de mouton tannée, assez lisse, aux pores espacés ; elle s'use en surface et devient pelucheuse. Comme le veau, elle est souvent marbrée aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Variante française et plus cursive de la gothique, apparue à la fin du XIVe siècle, souvent employée pour les textes non religieux en langue vernaculaire.
Voir aussi : Gothique, Écriture usuelle
ou bifolium
Feuille pliée en son milieu, qui forme alors deux feuillets.
Étude du livre imprimé : sa fabrication, sa mise en page, sa typographie, mais aussi les métiers et les acteurs du livre.
Voir aussi : Bibliographie matérielle, Codicologie
Méthode de description codifiée portant à la fois sur l'édition dans son état « idéal », sur les variantes publiées, sur l'état physique des exemplaires et sur leur histoire.
Voir aussi : Bibliographie, Édition, Exemplaire, Formule de collation
Cahier formé de deux bi-feuillets, soit quatre feuillets.
Voir aussi : Cahier, Ternion, Quaternion
Petite courbe fermée d'une lettre, comme l'œil du « e ».
Voir aussi : Panse
Outil d'acier de la taille directe, qui creuse le métal à la main en enlevant un copeau net.
Voir aussi : Pointe sèche, Eau-forte, Impression en creux
Ensemble de bi-feuillets emboîtés les uns dans les autres et unis par un même passage de fil le long de la pliure. Il porte un nom selon le nombre de bi-feuillets (binion, ternion, quaternion…).
Voir aussi : Bi-feuillet, Binion, Quaternion, Signature
ou Entrenerfs
Compartiments du dos délimités par les nerfs, aussi appelés entrenerfs. Le titre est souvent placé dans le deuxième caisson, la tomaison dans le troisième.
Voir aussi : Nerfs, Dos, Pièce de titre
ou chiaroscuro
Technique d'impression en couleur du début du XVIe siècle, qui superpose plusieurs bois encrés de tons différents pour rendre ombres et lumières.
Voir aussi : Clair-obscur, Impression en relief, Estampe
ou capitale rustique
Écriture de l'Antiquité, d'origine lapidaire, faite de traits droits ; sa variante rustique est plus allongée. Remplacée vers le Ve siècle, elle sert aux titres et majuscules jusqu'à la Renaissance.
Voir aussi : Onciale
Boîte cylindrique servant parfois à protéger les rouleaux de papyrus.
ou caractère mobile
Petit parallélépipède d'alliage (plomb, étain, antimoine) portant à son sommet une lettre en relief et à l'envers, fondu en série pour être assemblé, imprimé puis réutilisé.
ou feuillet rapporté, feuillet de remplacement
en bibliographie. Feuillet rapporté, imprimé pour remplacer un feuillet fautif supprimé. Dans la formule de collation, il se note ± entre parenthèses après le cahier concerné, par exemple B8 (±B4).
en reliure. Matériau des plats fait de feuilles de papier contrecollées, qui remplace progressivement les ais au XVIe siècle. Les relieurs y recyclent souvent des défets.
Voir aussi : Formule de collation, Feuillet, Signature, Ais, Plats, Défet
Grande boîte en bois divisée en cassetins, où sont rangés les caractères selon leur fréquence, capitales en haut, minuscules en bas. Elle est adaptée à une langue donnée.
Voir aussi : Compositeur, Caractère, Composteur
Petite boucle formée par le fil en tête et en queue, lorsqu'il passe d'un cahier à l'autre pendant la couture.
Voir aussi : Couture sur nerfs, Tranchefile
Renfort collé au dos du bloc cousu, sous forme de bande de parchemin ou de papier, au même titre que les claies.
Largeur du caractère, variable selon la lettre : un « m » chasse plus qu'un « i ».
Partie des plats qui dépasse du bloc des pages.
Voir aussi : Plats
Cadre de fer dans lequel on serre les pages composées pour former la forme.
ou chi
Dans une formule de collation, symbole des feuillets non signés situés ailleurs dans l'ouvrage qu'en tête.
Voir aussi : Formule de collation, π, Signature
Matière première du papier européen jusqu'au XIXe siècle : vieux chiffons de lin ou de chanvre collectés par les chiffonniers, triés selon leur qualité et leur couleur.
Voir aussi : Délissage, Pourrissoir, Moulin à maillets
Date cachée dans une phrase : on additionne les lettres ayant une valeur en chiffres romains, souvent en capitales plus grandes. Procédé surtout répandu dans le monde germanique.
Voir aussi : Adresse, Page de titre
Caractère créé en France au milieu du XVIe siècle par Robert Granjon, imitant l'écriture cursive de l'époque ; il doit son nom aux livres de bonnes manières pour enfants, les « civilités ».
ou chiaroscuro
Autre nom du camaïeu (chiaroscuro) : impression superposant plusieurs bois encrés de tons différents pour rendre ombres et lumières, pratiquée notamment par Lucas Cranach ou Hans Weiditz.
Livre constitué de feuilles pliées en deux, réunies en un ou plusieurs cahiers, eux-mêmes assemblés par une couture le long de la pliure. Il remplace peu à peu le rouleau dans les premiers siècles de notre ère.
Voir aussi : Rouleau, Cahier, Codicologie
Étymologiquement, l'étude du codex, c'est-à-dire du livre relié. En pratique, surtout l'étude du livre manuscrit : son support, sa composition en cahiers, sa mise en page, sa reliure et ses usages.
Voir aussi : Codex, Paléographie, Bibliographie, Cahier
Cuir replié en haut (tête) et en bas (queue) du dos, qui protège les tranchefiles.
Voir aussi : Dos, Tranchefile
Ouvrier qui presse les feuilles entre des feutres, les trempe dans une colle à base de gélatine qui les rend imperméables à l'encre, puis les presse de nouveau.
Mention placée à la fin du texte où le copiste renseigne sur la copie : son nom, la date, le lieu, parfois le commanditaire ou une prière.
Association durable de libraires qui partagent les frais d'éditions coûteuses et se répartissent les exemplaires, comme la Compagnie des libraires de Lyon (1519) ou celle de la Grand'Navire à Paris (1582).
Voir aussi : Éditeur commercial, Émission, Adresse
Ouvrier qui prend les caractères un à un dans la casse pour composer les lignes puis les pages ; on le surnommait le « singe ».
Voir aussi : Casse, Composteur, Pressier
Réglette tenue en main par le compositeur, dans laquelle il aligne les caractères pris dans la casse pour former les lignes, à la longueur voulue.
Voir aussi : Compositeur, Casse
Lettre surmontée d'un tilde ou d'un trait, indiquant qu'une ou plusieurs lettres ont été omises : « ã » pour am ou an.
Voir aussi : Abréviation, Glyphe
ou contrepoinçon
Le blanc enfermé à l'intérieur d'une lettre, comme le creux du « o ».
Voir aussi : Hauteur d'x, Empattement
Marque plus petite que le filigrane, souvent des initiales, placée dans l'autre moitié de la forme.
Celui qui copie le texte à la main, avec une plume d'oiseau qu'il taille lui-même, sur un pupitre incliné. En pratique, un même moine peut aussi rubriquer et décorer.
Voir aussi : Armarius, Rubricateur, Scriptorium
Épaisseur du caractère dans le sens de la hauteur des lignes ; c'est la mesure de la taille d'une fonte.
Voir aussi : Chasse, Hauteur en papier, Caractère
Membre de l'atelier qui relit les épreuves et signale les fautes avant le tirage définitif.
ou Cote de rangement
Numéro ou combinaison de lettres et de chiffres indiquant la place du livre dans une bibliothèque. Une même cote retrouvée dans plusieurs livres permet de reconstituer une collection dispersée.
Voir aussi : Ex-libris, Tampon, Provenance
Face intérieure d'une peau de parchemin, plus blanche, plus lisse et plus douce que le côté poil.
Voir aussi : Côté poil, Règle de Grégory, Parchemin
ou côté fleur
Face extérieure d'une peau de parchemin, plus jaune et plus rugueuse ; à la loupe, on y voit les petits points laissés par les follicules des poils.
Voir aussi : Côté chair, Règle de Grégory, Parchemin
Se dit d'un écu divisé par une ligne horizontale.
Métier sur lequel le relieur coud les cahiers un à un autour de supports tendus verticalement.
Voir aussi : Couture sur nerfs, Nerfs
Couture simplifiée dans laquelle on coud deux cahiers à la fois, chacun ne prenant qu'une partie des nerfs.
Voir aussi : Couture sur nerfs, Couture à nerf sauté
Couture simplifiée, pour gagner du temps, dans laquelle le fil ne prend qu'un nerf sur deux.
Voir aussi : Couture sur nerfs, Couture à cahier sauté, Nerfs
Couture répandue au XVIIIe siècle : les ficelles sont logées dans des entailles faites à la scie dans le dos des cahiers, si bien que les nerfs ne sont plus visibles. Le dos est alors lisse ou garni de faux-nerfs.
Voir aussi : Faux-nerfs, Couture sur nerfs, Nerfs
Couture qui permet de réunir en cahiers des feuillets isolés, comme les planches gravées.
Voir aussi : Couture sur nerfs, Cousoir
Couture la plus classique : le fil sort de chaque cahier pour s'enrouler autour des supports, les nerfs. Dans la couture « tout du long », il fait le tour de chaque nerf à chaque cahier.
Voir aussi : Nerfs, Cousoir, Chaînette, Couture à nerf sauté
Encoche sur une face du caractère, qui permet au compositeur de placer la lettre dans le bon sens sans la regarder.
Voir aussi : Caractère, Compositeur
Procédé apparu dès le XVe siècle : certaines lettres débordent de leur bloc de métal (le crochet du « f ») et se logent au-dessus du caractère voisin, ce qui réduit le besoin de ligatures et adapte l'espacement à la forme des lettres.
Ornement ou composition en triangle, pointe en bas, qui termine un chapitre.
Voir aussi : Lettrine
Texte par lequel l'auteur ou le libraire dédie l'ouvrage à un protecteur, souvent dans l'espoir d'une récompense ; elle renseigne sur les réseaux de patronage.
Voir aussi : Pièces liminaires, Approbation
Fragment de papier ou de parchemin réemployé par le relieur (vieux manuscrit, épreuve, feuille invendue) pour fabriquer cartons, renforts et gardes. Les défets sont souvent les seuls témoins de textes ou d'éditions disparus.
Voir aussi : Maculature, Carton, Gardes
Étape de la fabrication du papier qui consiste à retirer des chiffons les coutures, boutons et autres éléments.
Voir aussi : Chiffon, Pourrissoir
Décor doré des reliures de luxe du XVIIIe siècle, formé de motifs ajourés évoquant la dentelle, généralement disposés en bordure des plats.
Voir aussi : Reliure mosaïquée, Roulette, Fer
Partie d'une lettre qui descend sous la ligne de base, comme dans p ou q.
Voir aussi : Ascendante, Hauteur d'x
Côté droit de l'écu, vu du point de vue de celui qui porte le bouclier, donc à gauche pour le lecteur.
Dans la classification Vox-Atypi, famille de caractères romains de la fin du XVIIIe et du XIXe siècle, nommée d'après Didot et Bodoni : axe vertical et contraste maximal entre pleins et déliés.
Voir aussi : Réale, Mécane, Plein et délié, Axe
Décor réalisé à chaud, en frappant l'outil à travers une feuille d'or. Elle se répand sur les plats vers 1520-1560.
Voir aussi : Estampage à froid, Fer, Tranches dorées
Partie de la reliure qui couvre le dos des cahiers. Il est souvent divisé par les nerfs en caissons.
Voir aussi : Nerfs, Caissons, Coiffes, Pièce de titre
Façon de tracer une écriture, sa « main » : ordre, sens et mouvement des traits qui composent les lettres. Il relève de la paléographie.
Voir aussi : Paléographie
Procédé de taille-douce : on dessine à la pointe dans un vernis couvrant la plaque, puis un bain d'acide mord les traits. Plus rapide que le burin, elle rend mal les noirs profonds.
Voir aussi : Aquatinte, Burin, Impression en creux
ou écriture calligraphique, main formelle
Écriture calligraphique, ou main formelle, des livres et chartes de prestige : lente, soignée, homogène et normée, elle exige un scribe expérimenté et coûte cher.
Voir aussi : Écriture usuelle, Gothique
ou écriture cursive, main usuelle
Écriture cursive, ou main usuelle, des documents, notes et lectures personnelles : rapide, variée, très régionalisée, plus difficile à lire et à dater.
Voir aussi : Écriture formelle, Bâtarde
Bouclier qui porte les armoiries. Sa forme varie selon les pays et les époques (ovale souvent pour les ecclésiastiques, en losange pour les femmes) ; il peut être accompagné d'ornements extérieurs renseignant sur le rang du possesseur.
Voir aussi : Partition, Métaux, Émaux, Reliure armoriée
Celui qui finance une édition et la fait imprimer par un autre, sans posséder forcément de presse (Verleger, publisher).
Voir aussi : Imprimeur-libraire, Compagnie de libraires, Éditeur scientifique
Celui qui établit le texte ; pour les textes anciens, il compare les manuscrits pour en fixer la meilleure version.
Voir aussi : Éditeur commercial, Édition princeps
Ensemble des exemplaires d'un livre imprimés, pour l'essentiel, à partir de la même composition typographique : si l'on recompose le texte, c'est une nouvelle édition, même si le titre et la date ne changent pas. Elle porte les traces de ceux qui l'ont faite : auteur, libraire, imprimeur.
Voir aussi : Exemplaire, Bibliographie matérielle, Émission, État, Empreinte
Première édition imprimée d'un texte, en particulier d'un texte antique qui ne circulait auparavant que sous forme manuscrite.
Voir aussi : Édition, Éditeur scientifique
Exemplaires invendus dont on remplace seulement la page de titre par une nouvelle, plus récemment datée, pour les faire passer pour une nouveauté ; le reste du livre est identique.
Voir aussi : Émission, Édition, Page de titre
En héraldique, les couleurs proprement dites : l'azur (bleu), le gueules (rouge), le sinople (vert) et le sable (noir).
Au sein d'une édition, groupe d'exemplaires mis en vente en une ou plusieurs fois, formant un ensemble consciemment planifié : exemplaires d'une édition partagée au nom d'un libraire, ou d'une édition rafraîchie.
Voir aussi : Édition, État, Édition rafraîchie
ou sérif
en paléographie. Petit trait qui termine un jambage et fait le lien avec la lettre suivante.
en typographie. Petit trait qui termine les jambages, héritier du point d'attaque ou de sortie de la plume. Les caractères à empattements dominent jusqu'au XIXe siècle ; les caractères sans empattements (« bâtons ») se répandent au XXe siècle.
Voir aussi : Jambage, Mécane, Goutte, Plein et délié
Relevé de quelques caractères à des endroits précis du livre, pour savoir si deux exemplaires appartiennent à la même édition : même composition, même empreinte. Principales méthodes : LOC et STCN.
Opération qui consiste à tremper les feuilles dans une colle à base de gélatine pour les rendre imperméables à l'encre ; c'est le travail des colleurs.
Voir aussi : Colleur
Encre des manuscrits, faite d'eau, de noix de galle, de sulfate de fer et de gomme arabique. Acide et instable, elle peut ronger un papier fin et vire avec le temps au brun rougeâtre.
Voir aussi : Copiste
ou lettriste
Artisan qui, après le rubricateur, orne les initiales et peint les décors du manuscrit ; on parle aussi de lettriste.
Voir aussi : Rubricateur, Copiste
Exemplaire d'un tirage d'une estampe ; dans l'atelier, feuille imprimée que relit le correcteur avant le tirage définitif.
Voir aussi : État, Estampe, Correcteur
Liste de fautes et de leurs corrections placée à la fin du volume.
Voir aussi : Papillon, Correcteur
ou Estampé à froid
Décor obtenu en pressant l'outil sans or : il laisse seulement une empreinte en creux, plus sombre. Typique de la fin du XVe et du début du XVIe siècle.
Image imprimée à partir d'une matrice gravée.
Voir aussi : Impression en relief, Impression en creux, État, Épreuve
d'une estampe. Version d'une estampe correspondant à un stade de la matrice : chaque modification (ajout d'un détail, d'un texte, retouche) produit un nouvel état.
d'une édition. Toute variante entre exemplaires d'une même édition qui ne passe pas par un remplacement de la page de titre : faute corrigée en cours de tirage, feuillet recomposé, carton.
Lieu où les feuilles de papier fraîchement collées sèchent, suspendues.
Voir aussi : Colleur
ou Ex dono, Dono dedit
Formule latine (ex dono, « du don de ») indiquant qu'un livre a été donné ; on trouve aussi d. d. pour dono dedit, « a donné ».
Voir aussi : Ex-legato, Ex-praemio, Formules d'ex-libris
ou Ex legato
Formule latine (ex legato « du legs de ») indiquant qu'un livre a été transmis par legs.
Voir aussi : Ex-dono, Formules d'ex-libris, Inventaire après décès
Marque de propriété : petite estampe gravée ou imprimée collée au contreplat ou sur une garde (nom, initiales, armes ou devise), ou mention manuscrite inscrite sur les gardes ou dans l'exemplaire. Le premier connu en France date de 1574.
Voir aussi : Formules d'ex-libris, Provenance, Ex-dono, Tampon
ou Ex praemio
Mention « ex praemio » portée sur l'étiquette au nom du lauréat dans un livre de prix.
Voir aussi : Livre de prix, Ex-dono, Formules d'ex-libris
Objet physique unique, avec son histoire propre : ce qui n'appartient qu'à un seul des livres d'une édition, comme sa reliure, les notes de ses lecteurs, les marques d'usage, les ajouts ou retraits.
Voir aussi : Édition, Bibliographie matérielle
Formule qui clôt le texte d'un manuscrit (« Ici finit… »).
Simples bandes collées sur le dos qui imitent les vrais nerfs, notamment avec la couture grecquée. Les nerfs visibles sur un dos ne correspondent donc pas toujours à la couture réelle.
Voir aussi : Nerfs, Couture grecquée, Dos
Page qui précède la page de titre et ne porte que le titre abrégé de l'ouvrage.
Voir aussi : Page de titre, Frontispice
ou Fer plein, Fer évidé, Fer azuré, Fer filigrané
Outil de métal gravé d'un petit motif isolé (fleuron, rosette…), chauffé et pressé sur le cuir. Doré, il peut être plein (motif entièrement doré), évidé (contour seul, milieu du XVIe siècle), azuré (fines hachures, seconde moitié du XVIe) ou filigrané (pointillé dense, XVIIe-début XVIIIe).
Voir aussi : Roulette, Plaque, Dorure, Estampage à froid
Attache métallique qui maintient le livre fermé et empêche les feuilles de parchemin de gondoler ; on trouve aussi des lacets.
Voir aussi : Plats
Pièce rectangulaire de papier ou de parchemin, non pliée, telle qu'elle sort de la fabrication.
Voir aussi : Bi-feuillet, Feuillet, Format
Chacune des deux moitiés d'un bi-feuillet.
Voir aussi : Bi-feuillet, Page, Foliotation
Outil qui trace des lignes droites, simples ou multiples ; par extension, la ligne ainsi tracée, comme dans les encadrements de filets.
Dessin en fil métallique cousu sur la forme par le papetier, visible par transparence. Il identifie le moulin, parfois la qualité ou le format du papier ; comparé aux répertoires (Briquet), il permet de dater un papier.
Voir aussi : Contremarque, Points d'attache, Forme, Format
Matière souple (plâtre ou papier mâché) dans laquelle on prend l'empreinte de la forme composée, puis où l'on coule la plaque de stéréotype.
Voir aussi : Stéréotypie, Forme
Numérotation des feuillets, abrégée f. On relève le dernier chiffre imprimé de chaque séquence ; les erreurs se corrigent entre crochets avec [i. e.].
Voir aussi : Pagination, Feuillet, Recto
Dans le livre ancien, non pas la taille, mais le nombre de fois où la feuille imprimée a été pliée avant d'être assemblée en cahier. Chaque pli divise la surface par deux et double le nombre de feuillets.
Voir aussi : In-folio, In-4°, In-8°, Imposition
à papier. Outil qui fait la feuille de papier : cadre de bois tendu d'un treillis de fils de laiton (vergeures, lignes de chaînette), cousus sur des pontuseaux. On travaille généralement avec deux formes jumelles, qui durent deux à trois ans.
d'imprimerie. Ensemble des pages composées serrées dans le châssis, posé sur le marbre et encré avec les balles avant l'impression.
Voir aussi : Vergeures, Lignes de chaînette, Filigrane, Ouvreur, Châssis, Marbre, Platine
Notation condensée de la structure d'un ouvrage par ses signatures, par exemple π4 A-Z8 … k4 : chaque cahier y est suivi de son nombre de feuillets. Elle permet de calculer le nombre de feuilles nécessaires à l'impression.
ou Ex-libris (formules)
Formules latines des mentions de provenance : ex libris, (fait partie) des livres de ; emit, empt[us], a acheté, acheté ; ex dono, du don de ; d. d. (dono dedit), a donné ; ex legato, du legs de ; me tenet, me possidet, me possède ; pretium, prix ; solidus, sou ; a° (anno), en l'année. Abréviations : coll., conv., eccl., ord. (collège, couvent, église, ordre) ; fr., praed., soc., mgr (frère, prêcheurs, membre, maître).
Voir aussi : Ex-libris, Ex-dono, Ex-legato, Ex-praemio
Serrage du cuir humide autour des nerfs à l'aide de ficelles pour bien les marquer ; il laisse parfois des marques visibles le long des mors.
Gothique élégante mais complexe, née dans l'entourage de l'empereur Maximilien au début du XVIe siècle ; elle s'impose en Allemagne, où elle reste en usage jusqu'au milieu du XXe siècle.
Voir aussi : Schwabacher, Textura, Rotunda
Cadre de papier découpé qui protège la feuille fixée sur le tympan et en masque les marges.
Gravure placée en regard de la page de titre, qui illustre ou met en valeur l'ouvrage.
Voir aussi : Page de titre, Faux titre
Dans la classification Vox-Atypi, famille de caractères romains du XVIe au milieu du XVIIIe siècle ; leur nom vient de Garamont et d'Alde Manuce.
Feuillets ajoutés par le relieur au début et à la fin du volume pour protéger le texte et masquer l'intérieur des plats. Blanches jusqu'au milieu du XVIIe siècle, elles deviennent ensuite souvent de couleur, notamment en papier marbré.
Voir aussi : Papier marbré, Plats, Défet
ou glose interlinéaire, glose marginale, glose encadrante
Commentaire copié avec un texte important. La glose interlinéaire est une courte explication entre les lignes ; la marginale, une note dans les marges ; l'encadrante, un commentaire développé entourant le texte.
Voir aussi : Interligne, Justification
ou caractère
Tout ce que porte un caractère de plomb : une lettre, mais aussi un signe, une ligature ou une abréviation.
Voir aussi : Ligature, Abréviation, Contraction
Écriture des XIIe-XVIe siècles, plus anguleuse et serrée que la caroline, très régulière, mûre au XIIIe siècle. Calligraphie coûteuse, aux fortes variations régionales, elle se maintient en Allemagne jusqu'au XXe siècle.
Voir aussi : Minuscule caroline, Bâtarde, Humanistique
Terminaison arrondie, en forme de larme, de certaines lettres comme le « a », le « f » ou le « r ».
Voir aussi : Empattement, Plein et délié
Code utilisé depuis le XVIIe siècle pour représenter les couleurs héraldiques en noir et blanc : points pour l'or, fond uni pour l'argent, traits horizontaux pour l'azur, verticaux pour le gueules, diagonaux pour le sinople, quadrillage pour le sable.
Trait qui monte au-dessus du module, comme dans b, d, h, l.
Trait qui descend sous la ligne de base, comme dans p, q.
Hauteur des minuscules sans hampe ni haste, comme le « x ». On la mesure au dixième de millimètre pour identifier un caractère.
Voir aussi : Ascendante, Descendante
Hauteur totale du caractère, du pied à l'œil, qui doit être identique pour tous les caractères afin d'obtenir une impression régulière.
Dans la classification Vox-Atypi, famille des premiers romains (vers 1470-1550), proches de l'écriture humanistique.
Écriture née à Florence au début du XVe siècle, imitant des manuscrits crus antiques mais en fait carolins. Elle a servi de modèle aux premiers caractères romains et italiques.
Voir aussi : Minuscule caroline, Gothique
Calcul, par l'imprimeur, de la place de chaque page sur la feuille avant impression, pour qu'elles se succèdent dans l'ordre après pliage. Sur un in-quarto, le recto du premier feuillet (A1) voisine ainsi avec celui du troisième (A3).
Procédé, celui de la lithographie, qui n'utilise ni relief ni creux : l'encre grasse tient sur le dessin et l'eau la repousse ailleurs.
Voir aussi : Lithographie, Impression en relief, Impression en creux
ou taille-douce
Procédé, ou taille-douce, où le dessin est creusé dans une plaque de cuivre ; seule l'encre restée dans les creux passe sur le papier, sous une presse à rouleaux. L'image s'imprime à part du texte.
Voir aussi : Impression en relief, Burin, Eau-forte
ou taille d'épargne, gravure sur bois
Procédé, ou taille d'épargne, où l'on creuse la matrice (souvent du bois) en épargnant les traits qui reçoivent l'encre. Comme le caractère, elle permet d'imprimer texte et image ensemble.
Voir aussi : Impression en creux, Impression à plat, Livre xylographique
Figure née avec l'imprimerie : celui qui imprime et vend lui-même ses livres.
Voir aussi : Éditeur commercial, Compagnie de libraires
ou in-douze, in-12°, duodecimo
Format obtenu par quatre plis avec coupes ou six plis simples : 12 feuillets, 24 pages. Taille indicative de 12,5 à 19 cm.
ou in-quarto, quarto
Format obtenu en pliant la feuille deux fois : 4 feuillets, 8 pages. Le filigrane est coupé en deux, à cheval sur la pliure ; taille indicative de 24 à 30 cm.
ou in-octavo, octavo
Format obtenu en pliant la feuille trois fois : 8 feuillets, 16 pages. Le filigrane n'apparaît plus qu'en petit fragment, dans un angle du feuillet ; taille indicative de 15 à 23 cm.
ou in-2°, folio
Format obtenu en pliant la feuille une fois : 2 feuillets, 4 pages. Le filigrane apparaît généralement entier au centre d'un feuillet ; taille indicative de 30 à 50 cm.
Premiers mots du texte (« Ici commence… »), par lesquels on désigne souvent un texte ; les catalogues en tireront une forme abrégée qui préfigure le titre.
Livre imprimé avec des caractères mobiles entre les débuts de l'imprimerie, au milieu du XVe siècle, et le 31 décembre 1500. Le mot vient du latin incunabula, « les langes, le berceau » : ce sont les livres du berceau de l'imprimerie.
VII Les codes de l'imprimé II Les Supports VI La Typographie
Voir aussi : Colophon, Titre de départ, Rubrication
Liste alphabétique des noms ou des sujets, avec renvoi aux pages ou aux feuillets, placée parmi les pièces finales ; l'un des premiers figure dans un imprimé de Mayence vers 1467.
Voir aussi : Table des matières
Espace vide entre deux lignes d'écriture.
Voir aussi : Réglure, Justification
Document dressé par un notaire qui énumère les biens d'un défunt, livres compris, parfois avec leur valeur estimée ; source extérieure pour l'étude des provenances.
Voir aussi : Provenance, Ex-legato
Caractère imprimé pour la première fois à Venise par Alde Manuce, gravé par Francesco Griffo. Plus étroit que le romain, il sert d'abord aux livres de petit format, avant de devenir une lettre d'accompagnement pour mettre un mot en valeur.
Partie du caractère formée par la lettre elle-même, en relief, qui reçoit l'encre et touche le papier.
Voir aussi : Talus, Hauteur en papier, Caractère
Chacun des traits verticaux d'une lettre : le « n » en a deux, le « m » trois.
Voir aussi : Empattement, Module
Zone de la page délimitée pour recevoir le texte, définie avant l'écriture avec les marges, les colonnes et l'interligne.
Voir aussi : Réglure, Piquage, Interligne
Initiale agrandie et ornée qui ouvre un chapitre ; dans les incunables, les initiales sont souvent ajoutées à la main par le rubricateur.
Voir aussi : Cul-de-lampe, Pied-de-mouche
Plusieurs lettres fondues sur un même glyphe, comme « fi », « fl », « æ » ou « œ ». Héritées des manuscrits, elles abondent dans les premières casses ; le crénage en réduit le besoin.
Voir aussi : Glyphe, Crénage, Abréviation
Fils plus gros de la forme qui soutiennent à intervalles réguliers les vergeures ; ils sont cousus sur les pontuseaux. Leur écart (la portée) varie d'une forme à l'autre.
Voir aussi : Vergeures, Pontuseaux, Forme
Procédé chimique à plat inventé en 1796 : on dessine sur une pierre calcaire à l'encre ou au crayon gras, on la mouille, et l'encre ne s'accroche qu'au dessin. L'image s'imprime sur des planches séparées.
Voir aussi : Impression à plat, Estampe
Livre offert à un élève méritant, portant souvent les armes de la ville ou de l'établissement et une étiquette au nom du lauréat (« ex praemio »).
Voir aussi : Ex-praemio, Ex-libris
ou xylographie
Livre dont chaque page, texte et image, est gravée d'un seul bloc dans une planche de bois puis imprimée. Les plus anciens connus datent des années 1460 : ils ne précèdent donc pas l'imprimerie.
Voir aussi : Impression en relief, Estampe
Autre nom des fragments de papier ou de parchemin réemployés dans les reliures (cartons, renforts, gardes) ; synonyme de défet.
Notes et repères imprimés dans les marges du texte.
Voir aussi : Titre courant, Réclame
ou mezzotinte
Procédé de taille-douce : on crible toute la plaque de petits trous avec un outil dentelé, puis on écrase plus ou moins le grain pour faire apparaître gris et blancs, du noir vers la lumière.
Voir aussi : Aquatinte, Impression en creux
Pierre plate fixée sur le chariot mobile de la presse, le train, sur laquelle repose la forme.
Peau de chèvre tannée, épaisse, à gros grain régulier bien visible. Le maroquin « à grain long » apparaît à la fin des années 1770.
ou marque de libraire
Image figurant sur la page de titre, parfois au colophon, qui sert de signature commerciale à l'imprimeur ou au libraire.
Voir aussi : Page de titre, Adresse, Imprimeur-libraire
Bloc de cuivre où le poinçon a été frappé, la lettre y étant en creux ; placée au fond du moule, une seule matrice permet de fondre des milliers de caractères identiques.
Voir aussi : Poinçon, Moule à main, Caractère
Dans la classification Vox-Atypi, famille de caractères apparue à partir du XIXe siècle, aux empattements épais et rectangulaires, née avec l'affiche et la publicité.
Voir aussi : Didone, Empattement
En héraldique, les deux couleurs or et argent, distinguées des émaux.
Instrument de la réglure aux XIe-XIIe siècles : les lignes tracées apparaissent en gris clair.
Voir aussi : Réglure, Pointe sèche
ou caroline
Écriture née sous Charlemagne (fin VIIIe-XIIe siècles), claire, uniforme, rapide, aux mots bien séparés. Elle a fortement influencé nos minuscules actuelles.
Voir aussi : Gothique, Humanistique, Onciale
Hauteur normale d'une lettre dépourvue de hampe et de haste, comme le « u » ou le « m ».
Articulation entre le dos et les plats, là où la reliure s'ouvre et s'use le plus. Le fouettage y laisse parfois des marques.
Moule au fond duquel on place la matrice et où l'on verse l'alliage fondu de plomb, d'étain et d'antimoine pour obtenir le caractère.
Moulin à eau actionnant des pilons qui broient et défibrent les chiffons dans des mortiers, jusqu'à obtenir une bouillie de fibres.
Voir aussi : Pourrissoir, Chiffon
Bourrelets horizontaux qui divisent le dos. Ils correspondent aux supports de couture (lanières de peau ou de cuir, puis ficelles) autour desquels s'enroule le fil, mais peuvent aussi être imités par des faux-nerfs.
Voir aussi : Couture sur nerfs, Faux-nerfs, Caissons, Passure
Écriture des IIIe-IXe siècles (de uncia, « pouce »), version calligraphique et arrondie de l'écriture romaine, à son apogée au Ve siècle ; après le VIIe siècle, elle est réservée aux titres.
Voir aussi : Capitale romaine, Minuscule caroline
Ouvrier qui puise la pâte, très diluée dans une cuve d'eau tiède, à l'aide de la forme, puis secoue celle-ci pour répartir les fibres.
Chacune des deux faces d'un feuillet : le recto et le verso.
Voir aussi : Feuillet, Recto, Verso, Pagination
Page réunissant les informations utiles pour identifier et vendre le livre : titre, auteur, marque, adresse, privilège. Absente des premiers imprimés, elle naît peu à peu, entre 1470 et 1530, du premier feuillet laissé blanc.
Voir aussi : Faux titre, Frontispice, Adresse, Titre de départ
Numérotation des pages, abrégée p. On relève le dernier chiffre imprimé de chaque séquence ; les pages blanches sont signalées par [1 bl.].
Voir aussi : Foliotation, Page
Étude des écritures anciennes et de la façon de les tracer (la « main », le ductus). Domaine à part entière, étroitement lié à l'étude des manuscrits.
Voir aussi : Ductus, Codicologie
Outil de doreur qui imprime une ligne ou un petit motif en ligne, notamment sur le dos, d'un seul coup.
Parchemin réutilisé : l'ancien texte a été gratté ou lavé pour en écrire un nouveau par-dessus. Le texte effacé peut réapparaître par l'imagerie (ultraviolet, multispectrale), comme des traités d'Archimède recouverts en 1229.
Voir aussi : Parchemin
Partie arrondie et fermée d'une lettre, comme dans b, p, o.
Papier obtenu en déposant une feuille à la surface d'un bain où flottent des couleurs ; employé pour les gardes et parfois la couvrure. Ses motifs, qui évoluent, aident à dater une reliure.
Voir aussi : Gardes, Tranches marbrées
Petit morceau de papier imprimé collé sur une faute pour la corriger.
Voir aussi : Errata, Correcteur
Premier grand support de l'écrit de l'Antiquité, tiré d'un roseau des marais du Nil. Ses lamelles, posées en deux couches croisées, pressées et battues, forment des feuilles collées en rouleau ; il casse au pli et supporte mal l'humidité.
Peau animale (le plus souvent mouton, chèvre ou veau) préparée pour recevoir l'écriture : chaulée, épilée, écharnée, tendue sur une herse, grattée puis poncée. Durable, écrit des deux côtés, il supporte le pli et se prête au codex.
Voir aussi : Vélin, Côté poil, Côté chair, Palimpseste
Couvrure de parchemin (chèvre ou mouton, non tanné), sans cartons, utilisée pour les livres de petit prix ; le parchemin est parfois de réemploi.
Voir aussi : Vélin, Reliure d'attente, Carton
Se dit d'un écu divisé par une ligne verticale.
Division de l'écu en plusieurs parties par des lignes. Les partitions simples sont le parti, le coupé, le tranché et le taillé.
Passage des extrémités des nerfs dans des trous ou des rainures des plats, qui attache solidement le corps du livre à la couverture.
Système universitaire du XIIIe siècle : un exemplaire de référence est divisé en cahiers numérotés que des libraires agréés louent séparément, permettant à plusieurs personnes de copier simultanément le même ouvrage.
Voir aussi : Copiste
ou pi
Dans une formule de collation, symbole des feuillets de titre ou de faux-titre non signés (ex. π4 : quatre feuillets préliminaires non signés).
Voir aussi : Formule de collation, π, Signature
Pièce de cuir de couleur collée au dos, sur laquelle le titre est doré, d'abord dans le deuxième caisson.
Tout ce qui précède le texte : privilège, dédicace, approbation, préfaces, avis au lecteur, poèmes, portraits. Souvent imprimées en dernier sur des cahiers à part, elles portent des signatures particulières et manquent parfois.
Voir aussi : Privilège, Dédicace, Approbation, Table des matières
Le signe « ¶ », qui marque le début d'un paragraphe ; c'est un héritage de la rubrication des manuscrits.
ou piqûres
Opération par laquelle le copiste reporte les mesures de la page en perçant de petits trous dans les marges, au compas ou à la roulette. Ces piqûres guident la réglure ; elles sont souvent rognées à la reliure.
Voir aussi : Réglure, Justification
Grande plaque de métal gravée qui imprime d'un coup tout un décor, à l'aide d'une presse.
Voir aussi : Fer, Roulette, Estampage à froid
Plateau de la presse que la vis fait descendre, quand le pressier tire le barreau, pour presser la feuille contre les caractères.
Voir aussi : Barreau, Presse à un coup, Forme
Les deux faces de la couverture, l'avant et l'arrière. L'intérieur d'un plat s'appelle le contreplat.
ou plein, délié
Le plein est la partie la plus épaisse d'une lettre, le délié la plus fine. Le contraste entre les deux est un critère essentiel pour décrire et dater une police.
Voir aussi : Axe, Didone, Empattement
Tige d'acier au bout de laquelle on grave la lettre en relief et à l'envers ; frappé dans le cuivre, il donne la matrice.
Voir aussi : Matrice, Moule à main, Caractère
Pointe dure servant, au haut Moyen Âge, à tracer la réglure en creux, sans couleur ; les lignes restent visibles en relief. En gravure, outil qui griffe la plaque de métal et donne un trait velouté.
Voir aussi : Réglure, Mine de plomb, Burin
Petits points de couture qui fixent le filigrane sur la forme.
Pointes fixant la feuille sur le tympan ; la position de leurs trous (coins ou milieu de la feuille) aide à distinguer presse à un coup et presse à deux coups.
Voir aussi : Tympan, Presse à un coup, Presse à deux coups
ou pontuseau
Réglettes de bois de la forme, sous chaque ligne de chaînette ; le « pontuseau porteur » soutient le filigrane. Leur position aide à reconnaître le format d'un livre.
Voir aussi : Lignes de chaînette, Forme, Format
Cuve où l'on laisse fermenter les chiffons découpés et humides, ce qui commence à décomposer leurs fibres.
Voir aussi : Chiffon, Délissage, Moulin à maillets
Presse apparue vers la fin du XVe siècle : on avance le train à mi-course entre deux pressions, imprimant toute la face d'une feuille en deux coups de barreau.
Voir aussi : Presse à un coup, Barreau, Pointures
Première presse, dont la platine trop petite ne couvre pas toute la forme : on n'imprime qu'une demi-feuille, ou une page, par pression.
Voir aussi : Presse à deux coups, Platine, Pointures
Ouvrier qui fait fonctionner la presse ; ils travaillent à deux, l'un encrant la forme, l'autre plaçant la feuille et tirant le barreau. On les surnommait les « ours ».
Voir aussi : Compositeur, Barreau
Autorisation du souverain donnant à un libraire ou à un auteur le monopole de l'impression et de la vente d'un ouvrage pendant quelques années ; ancêtre du droit d'auteur, souvent mentionné sur la page de titre.
Voir aussi : Approbation, Pièces liminaires, Page de titre
Chef d'atelier d'imprimerie, qui organise le travail.
Voir aussi : Compositeur, Pressier, Correcteur
Histoire d'un exemplaire de main en main jusqu'à aujourd'hui, que l'on retrace grâce aux marques laissées sur le volume, dans l'exemplaire ou dans des sources extérieures.
Voir aussi : Ex-libris, Cote, Tampon, Inventaire après décès
Cahier formé de quatre bi-feuillets, soit huit feuillets.
Dans la classification Vox-Atypi, famille de caractères romains de la fin du XVIIe et du XVIIIe siècle ; le nom rappelle le « romain du roi » de l'Imprimerie royale.
Premier mot de la page suivante, imprimé tout en bas à droite de la page ; elle aide à vérifier l'ordre des pages et à enchaîner la lecture.
Voir aussi : Titre courant, Manchette
Face d'un feuillet qui se présente à droite quand le livre est ouvert ; c'est la première page du feuillet. En foliotation, on la note r (ex. f. 12r).
Liste placée par certains imprimeurs anciens à la fin du volume, récapitulant toutes les signatures employées : outil de contrôle pour le relieur et repère pour le bibliographe.
Voir aussi : Signature, Formule de collation
Disposition des bi-feuillets d'un cahier de parchemin telle que deux pages en vis-à-vis présentent toujours la même face (poil contre poil, chair contre chair), ce qui rend la double page homogène. Observée au XIXe siècle par Grégory.
Voir aussi : Côté poil, Côté chair, Cahier, Bi-feuillet
ou ligne de base
Tracé des lignes horizontales servant à l'écriture et des lignes verticales encadrant le texte, guidé par les piqûres. Sa technique (pointe sèche, mine de plomb, encre) aide à dater un manuscrit. Désigne aussi la ligne de base des lettres.
Voir aussi : Piquage, Pointe sèche, Mine de plomb, Justification
Décor des reliures de luxe de la fin du XVIe siècle, fait de compartiments entrelacés.
Voir aussi : Reliure armoriée, Dorure
Reliure portant au centre des plats les armes de son propriétaire ; elle apparaît vers 1575.
Simple couverture provisoire dont on se contente en attendant une vraie reliure.
Voir aussi : Parchemin souple, Reliure d'éditeur
Reliure apparue au XIXe siècle : le livre est vendu déjà relié, à des prix fixés par catalogue selon le format et le matériau.
Voir aussi : Reliure d'attente
Reliure de luxe, surtout du XVIIIe siècle, dont le décor est fait de pièces de cuirs de couleurs différentes.
Opération par laquelle le relieur égalise les pages en coupant les tranches.
Caractère imitant l'écriture humanistique, elle-même inspirée de la caroline. Apparu en Italie vers 1470, il s'impose progressivement ; d'abord associé aux textes latins et classiques, tandis que la gothique reste la lettre des textes religieux et vernaculaires.
ou rotuli
Rouleau vertical, que l'on déroule de haut en bas, souvent utilisé pour les généalogies ou les rouleaux mortuaires.
La gothique italienne, plus ronde et plus ouverte que la textura, employée notamment à Venise par Nicolas Jenson.
Voir aussi : Textura, Schwabacher, Fraktur
Forme du livre qui précède le codex : feuilles collées bout à bout et enroulées, écrites d'un seul côté, la face écrite vers l'intérieur. On distingue le volumen et le rotulus.
Roue de métal gravée qui imprime un motif répété en bande continue.
Intervenant qui, après la copie, ajoute à l'encre rouge les titres, les initiales simples et les repères de lecture du manuscrit.
Voir aussi : Copiste, Enlumineur, Rubrication
Mise en valeur en rouge de titres, d'initiales ou de mots, héritée du manuscrit : on laisse des blancs remplis à la main ou on imprime le rouge en deux passages, au repérage délicat.
Voir aussi : Rubricateur
Gothique plus arrondie et mieux différenciée, surtout employée pour les textes en langue vernaculaire ; elle domine l'imprimé allemand pendant une cinquantaine d'années (Chronique de Nuremberg, 1493).
ou scriptoria
Atelier de copie d'un monastère, où les copistes produisent les manuscrits sous la supervision de l'armarius. Les scriptoria continuent de fonctionner après l'invention de l'imprimerie.
Côté gauche de l'écu, vu du point de vue de celui qui porte le bouclier, donc à droite pour le lecteur.
ou signatures
Lettre ou chiffre imprimé en bas de certains feuillets, en général les premiers de chaque cahier, pour indiquer leur position dans l'ouvrage et guider le relieur. Séries usuelles : a-z, A-Z, Aa-Zz… sur un alphabet de 23 lettres.
Voir aussi : Cahier, Formule de collation, Registre
Repère permettant de retrouver un passage : signet mobile (ruban), signet de gouttière (languette de parchemin collée sur la tranche) ou signet à curseur, dont le disque indique colonne ou ligne.
Voir aussi : Incipit
ou stéréotype
Procédé consistant à prendre l'empreinte de la forme dans un flan, puis à y couler une plaque de métal d'un seul tenant, conservée pour réimprimer. Il se répand surtout au XIXe siècle.
Liste des parties ou chapitres d'un ouvrage, avec renvoi aux pages ou feuillets ; placée au début ou à la fin du livre, elle apparaît très tôt (dès 1474 chez William Caxton).
Voir aussi : Index, Pièces liminaires
Se dit d'un écu divisé par une diagonale partant de l'angle supérieur senestre.
Pente qui descend de l'œil du caractère vers l'épaule, surface plate plus basse qui n'imprime pas.
Marque de propriété frappée sur l'exemplaire, courante dans les bibliothèques institutionnelles surtout à partir de la fin du XVIIIe siècle ; ses variations permettent parfois de dater une entrée. Il en existe des faux.
Voir aussi : Ex-libris, Cote, Provenance
ou Faux témoin
Feuillet plus petit ou replié qui a échappé au couteau lors du rognage et conserve ses bords d'origine, montrant les dimensions originelles de la feuille. Un coin replié et épargné, le « faux témoin », prouve au contraire que le livre a été rogné.
Cahier formé de trois bi-feuillets, soit six feuillets.
Voir aussi : Cahier, Binion, Quaternion
La plus ancienne des gothiques, celle de la Bible de Gutenberg (vers 1455) : lettres très régulières, de même hauteur, faites de traits brisés, d'où une écriture dense et difficile à lire.
Voir aussi : Rotunda, Schwabacher, Fraktur
Nombre d'exemplaires imprimés, variable selon le texte et le marché. Il ne faut pas le confondre avec la survie des exemplaires.
Voir aussi : Épreuve, Correcteur
Titre de l'ouvrage, ou nom de la partie, répété en haut de chaque page.
Voir aussi : Manchette, Réclame, Titre de départ
Titre formé des premiers mots du texte, en tête de son premier feuillet ; on le reprend pour identifier les livres sans page de titre, comme la plupart des incunables.
Voir aussi : Page de titre, Titre courant
Se dit d'un écu divisé par une diagonale partant de l'angle supérieur dextre.
Bourrelet de fils de couleur enroulés autour d'une âme de ficelle ou de cuir, brodé aux deux extrémités du dos pour renforcer la tête et la queue.
Les trois côtés du bloc de pages : la tranche de tête, la tranche de queue et la gouttière, côté opposé au dos. Elles peuvent rester nues, être teintes, jaspées, marbrées ou dorées.
Voir aussi : Rognage, Tranches jaspées, Tranches marbrées, Tranches dorées
Tranches recouvertes d'or, parfois ciselées d'un motif.
Voir aussi : Dorure, Tranches jaspées, Tranches
Tranches mouchetées de couleur.
Voir aussi : Tranches marbrées, Tranches dorées, Tranches
Tranches décorées d'un motif marbré, obtenu comme le papier marbré en les trempant dans un bain où flottent des couleurs.
Voir aussi : Papier marbré, Tranches jaspées, Tranches
Transcription qui reproduit exactement une page, ligne par ligne, en notant les changements de ligne par une double barre (||) et en signalant les ornements entre crochets.
Voir aussi : Page de titre
Cadre de la presse à bras sur lequel on fixe la feuille humidifiée à l'aide des pointures, avant de le rabattre sur la forme.
Voir aussi : Pointures, Frisquette, Forme
Cuir de veau tanné, très lisse, presque sans grain, aux pores très serrés ; il s'abîme par petits éclats à bords francs. Les veaux de second choix sont souvent marbrés.
Parchemin tiré d'une peau de veau très jeune, parfois mort-né : le plus fin, le plus blanc et le plus doux. Il est réservé aux livres de grande qualité.
Voir aussi : Parchemin, Parchemin souple, Veau
ou lignes de vergeure
Fils de laiton très fins et très serrés du treillis de la forme. Plus claires à contre-jour, leurs empreintes restent visibles dans la feuille de papier ancien.
Voir aussi : Lignes de chaînette, Forme, Pontuseaux
Face d'un feuillet qui se présente à gauche quand le livre est ouvert, au revers du recto ; c'est la seconde page du feuillet. En foliotation, on la note v (ex. f. 12v).
Rouleau horizontal, que l'on déroule d'un côté à l'autre.
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